Intimement lié au monde de la biologie animale, mon travail en illustration me permet d’allier mes deux passions; l’art et la science.   Je privilégie actuellement la technique du « wash-off » qui consiste essentiellement à peindre à la gouache blanche les endroits de « réserve » où se trouve la lumière, de recouvrir le support papier d’encre noire, de la laisser sécher, puis de littéralement le « laver » sous l’eau.  Ce qui apparaît soudainement est un peu à l’image de l’étape de révélation d’un négatif photo; la représentation que j’avais imaginée en négatif (gouache blanche) apparait soudainement chaque fois que l’eau « lave » la gouache et l’encre.    Cette technique me permet de laisser libre cours au hasard dans le processus créatif et me permet de me rapprocher d’une certaine forme d’automatisme. 

En effet, bien que je tende actuellement vers une gestuelle plus libre, traduire la nature avec une rigueur scientifique fut longtemps une préoccupation première dans la réalisation de mes œuvres figuratives. 

Originaire d’un village côtier, l’usage de l’eau me rapproche de mes racines, soit l’estuaire du fleuve St-Laurent et ses habitats fragiles.  Je m’intéresse à la protection des aires naturelles dotées d’une riche biodiversité.  C’est cette nature à conserver qui m’inspire particulièrement et qui est le sujet de mes œuvres.